Le fameux syndrome de la deuxième course après une longue absence ne s'applique qu'aux chevaux qui ont fait leur rentrée en faisant une valeur proche de leur maximum. Cette dernière condition est importante, car il est tout à fait normal, pour un cheval qui rentre après plus de trois mois d'absence, de faire une valeur très inférieure à celle de son meilleur niveau, puis de progresser allègrement lors de sa sortie suivante. En revanche, un cheval absent des pistes depuis longtemps et qui retrouve sa meilleure valeur dès sa course de rentrée va le plus souvent courir très mal lors de sa prestation suivante. Pourquoi ? Chacun en a fait l'expérience soi-même, à l'occasion par exemple d'un match de tennis, de ping-pong, ou même d'un match de foot, lorsqu'après avoir rechaussé ses tennis et retrouvé ses vêtements idoines alors qu'on n'a pas touché une balle ou un ballon depuis une saison, l'enthousiasme et la joie d'évoluer de nouveau sur un terrain de sport nous font retrouver toutes nos sensations et jouer d'entrée de très bonne façon. Mais le match suivant, patatras, c'est la catastrophe, on ne retrouve plus ses marques, on ne réussit plus aucun service ni aucun smatch, même les plus faciles. Hommes et chevaux, même topo ? Dans ce cas, il est clair qu'il y a une analogie évidente.
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